mercredi 10 mars 2010

samedi 24 octobre 2009

C'est mort ici

C'est mort ici. Ça pue le cadavre. Ce blog est un désastre de non persévérance. L'apathie généralisée a atteint l'écœurement que devait présenter ce blog. Au lieu d'avoir la piscine de vomis promise, on se retrouve avec un bol même pas à moitié plein de pisse.

Quoi faire ? Baisser les bras, abandonner la cause, s'acheter un char, la clim en option. Voilà.

Non?

Non.

Encore mieux, se bercer de l'illusion que de déménager le blog en fera un succès planétaire, que la population s'éduquera de nos bouches, que l'intelligence jaillira du néant et que l'humanité atteigne la rédemption!!!

OUI !

http://meprisarium.wordpress.com


jeudi 22 octobre 2009

Criss de sorcière

Tu sais pourquoi je te déteste, que je te parle pas, que je te regarde pas quand tu envahis mon espace? Tu sais pourquoi je lave mon bol avec ta serviette de bain (et qu'est-ce qu'elle crisse chez moi, de toute façon, calice?), que j'efface tes messages sur le répondeur et que me renseigne très sérieusement à propos du voodoo? C'est avant tout parce que t'es conne. Tu ricanes toujours comme une imbécile. Tu parles en bébé en te disant que ça fait mignon : je sais pas combien de pédophiles t'ont fourrée avant que t'en viennes à ça, mais une femme de vingt quelques années qui parle en zozotant et en faisant la moue, ça fait bander personne. Au mieux, t'as l'air d'une attardée; au pire, d'une stupide pétasse illettrée.

Chacune de tes paroles m'agresse : tu ne dis rien, mais alors rien de pertinent, tu parles toujours de toi, tu racontes ta vie en détails haut et fort en prenant un air penaud, en ayant l'air assombri, toute concentrée sur toi-même comme si le monde n'attendait que le moment d'enfin entendre ce qui avait bien pu se passer dans ta vie d'enfant de quatre ans depuis hier. Je me crisse de ta vie et de ce que tu crois être obligée de dégueuler partout et tout le temps : diarhée verbale, constipation mentale. Tu me fais penser à tous ces gens qui vivent rien d'autre qu'eux-mêmes toute leur vie. Chaque nouveauté provenant d'une autre personne te permet de raconter encore ta vie d'une autre façon : y'a comme jamais rien qui n'est pas relié à ta vie. Toutes tes phrases commencent par "ah oui, c'est comme pour moi..."

Aussi, t'es une looser sur toute la ligne. T'es vraiment plus que below average en te forçant tellement. T'es vraiment moyennement intelligente et le plus ennuyeux, c'est que tu ne le sais pas. Pourquoi faut toujours que tu présentes tes idées minables comme des perles d'humanisme? T'es tellement stupide que tu comprends pas que ce que tu dis ne vaut même pas la peine d'être verbalisé tellement c'est con et crissement binaire. Tu ne fais toujours pas la différence entre une opinion et un fait : comment peut-on réellement vouloir écouter ce que tu as à raconter? Tu formates tout ton environnement et les gens qui t'entourent selon ta minable capacité à comprendre les choses. Quand je dis binaire, c'est pas des blagues : "ça me ressemble; ça me ressemble encore plus". 1. 0. Tu perds le temps : si tu parlais pas, tu ne perdrais pas celui de ceux qui sont obligés de t'écouter.

Ton insignifiance me chauffe les sangs. T'es à ce point useless et clueless que ça froisse ma fibre d'écolo : tu wastes de la matière à exister. "Rien ne se perd, rien ne se crée; tout se transforme", disait Lavoisier, je pense. L'ennui, avec ta vie, c'est que tu fais stagner un flux de matière qui pourrait être utilisé à un bien meilleur escient. Tu es un trou noir d'impertinence. L'univers t'en veut, et moi le premier.

Les ronds de feutre collants sous les pattes des chaises de ma cuisine sont plus utiles que ta vie.

Pour finir, t'es laide. Et t'as tellement pas de manières à table que je suis à ça de te gosser une auge en bois avec ton nom dessus. T'as l'air vulgaire, et commun. Tu me dégoûtes.

samedi 4 octobre 2008

Votez stratégique contre le grand Lézard!

Les élections arrivent, et le pire recommence. Je me retenais, ou plutôt, je voulais pas prendre le temps, pour vomir. Mais , j'ai la nausée, j'en peux plus. Il y a désormais tout ces gens qui tentent de me convaincre voter pour les libéraux pour empêcher les conservateurs d'arriver. Je les entends: " Yo, prends toi un poing sur la gueule, ça t'évitera le pied au cul." Je pense à ça http://www.voterpourlenvironnement.org/ pour ne pas rien nommer.

Mais au lieu de me fâcher, je vous laisse avec un extrait génial de

So Long, and Thanks for All the Fish de Douglas Adams:




[An extraterrestrial robot and spaceship has just landed on earth. The robot steps out of the spaceship...]

"I come in peace," it said, adding after a long moment of further grinding, "take me to your Lizard."


Ford Prefect, of course, had an explanation for this, as he sat with Arthur and watched the nonstop frenetic news reports on television, none of which had anything to say other than to record that the thing had done this amount of damage which was valued at that amount of billions of pounds and had killed this totally other number of people, and then say it again, because the robot was doing nothing more than standing there, swaying very slightly, and emitting short incomprehensible error messages.


"It comes from a very ancient democracy, you see..."


"You mean, it comes from a world of lizards?"


"No," said Ford, who by this time was a little more rational and coherent than he had been, having finally had the coffee forced down him, "nothing so simple. Nothing anything like to straightforward. On its world, the people are people. The leaders are lizards. The people hate the lizards and the lizards rule the people."


"Odd," said Arthur, "I thought you said it was a democracy."


"I did," said ford. "It is."


"So," said Arthur, hoping he wasn't sounding ridiculously obtuse, "why don't the people get rid of the lizards?"


"It honestly doesn't occur to them," said Ford. "They've all got the vote, so they all pretty much assume that the government they've voted in more or less approximates to the government they want."


"You mean they actually vote for the lizards?"


"Oh yes," said Ford with a shrug, "of course."


"But," said Arthur, going for the big one again, "why?"


"Because if they didn't vote for a lizard," said Ford, "the wrong lizard might get in. Got any gin?"


"What?"


"I said," said Ford, with an increasing air of urgency creeping into his voice, "have you got any gin?"


"I'll look. Tell me about the lizards."


Ford shrugged again.


"Some people say that the lizards are the best thing that ever happened to them," he said. "They're completely wrong of course, completely and utterly wrong, but someone's got to say it."


mardi 15 avril 2008

Le gros bon sens

Le problème avec la société, c'est qu'il lui manque le gros bon sens. On essaye de trop réfléchir les différents problèmes alors quand se basant sur notre gros bon sens on arrive au meilleur de nous autre. Regarde, on dépense des milliards de milliards de dollars en étude de toutes sortes alors que les évidences nous saute aux yeux. Si on prend le réchauffement climatique comme exemple, on entend toutes sortes d'opinion à gauche et à droite. Pourtant, prends la quantité de neige qui est tombé cette année. Ou encore, regarde à quel date j'ai fermé ma piscine l'année dernière; début septembre. Il n’y en a pas de réchauffement climatique, ça relève du gros bon sens. C'est comme l'idée de Mario de fermer les commissions scolaires: c'est du gros bon sens de faire disparaître ces institutions qui ne servent à rien. Il est temps d'arrêter de faire de l'applaventrisme devant les universiteux et leurs études. Ces gens sont déconnectés de la réalité, ils vivent à même nos impôts et se plaignent de l'ajustement des frais de scolarité au coup de la vie.


Heille, à force de se regardez le nombril, le Gros bon sens va croire que la Terre est poilue.

vendredi 29 février 2008

Triste constat

C'est mort ici. Les average people ont gagné. C'est dommage, parce que mon idée de la toilette qui déborde dans ton lit était fameuse. Je m'étais acheté de la poudre à lait de coco, assez pour en reconstituer 24 litres : on dit que c'est le Klondike de la diarhée, le lait de coco.

Tu sais quoi, average voisine du bas? Je ricanais ce matin bien méchamment en te regardant pousser ton auto, devant l'appartement, pour le déprendre de la neige. Ça fait comme la cinquième fois que ça t'arrive en deux semaines : au pire, tu vas aller te les acheter, tes traction aid, un jour, au lieu de regarder de tous bords tous côtés pour chercher des yeux un bon samaritain qui voudrait bien t'aider, comme ça arrive à chaque fois. Tu remarqueras que c'est jamais le même et que c'est jamais moi. Parce que moi, quand tu commences ton show, j'ouvre grand les stores, je me fais un bon thé et je grimpe sur mon bureau de travail pour te regarder. C'est un de mes plaisirs de te voir inlassablement répéter le même scénario. Probablement qu'une fois le coin de la rue passé, t'as déjà oublié les 20 minutes passées à pester contre l'hiver et les cols bleus.

Hier, je t'ai entendue pleurer. Un autre aurait pu être attendri. Pas moi. Premièrement, tu meuglais. Comme à la télé. Comme dans la vraie vie de télévision, je veux dire. Ensuite, je me suis souvenu de ta musique qui longe les murs jusqu'à chez moi. Ça m'a vacciné contre bien des tendresses à ton endroit, cette musique-là. Pourquoi pleurais-tu? Pour rien, évidemment, mais ça m'a intrigué.

Tu pleurais parce que tu remarquais que je pelte pas ton allée à toi, mais celle de ma voisine de pallier, oui.

Tu pleurais parce que je ramasse jamais ton bac à recyclage, mais celui de ma voisine de pallier, oui.

Tu pleurais parce que ramasse pas tes publi-sacs sur la rampe pour les mettre au recyclage, mais ceux de ma voisine de pallier, oui.

Tu pleurais parce que je te salue jamais dans la rue, mais ma voisine de pallier, elle, oui.

Tu pleurais parce que je t'ai jamais dit que des kids avaient éventré ton sac à poubelles, mais à ma voisine de pallier, je l'ai dit, oui.

Tu pleurais parce que je suis pas venu t'avertir qu'une dépanneuse avait klaxonné après ton char dans la rue un bon 5 minutes de temps, alors que t'étais partie Dieu sait où, et qu'une autre est revenue ramasser ton char une dizaine de minutes après que tu sois rentrée, sans avoir su qu'on t'avait servi un avertissement, mais ma voisine de pallier, elle, je l'ai avertie, oui.

Tu pleurais parce qu'une fois j'étais sur ma galerie avant et ton chum est venu avec des fleurs cogner à ta porte, alors que t'étais partie à la pharmacie d'en face deux minutes, et, tanné d'attendre, il a jeté les fleurs dans la poubelle du parc et est parti fâché et quand il m'a demandé si je savais où tu étais, je lui ai dit non. Au chum de ma voisine de pallier, lui, je lui ai dit qu'elle était partie deux secondes à la SAQ, alors que je l'entendais fourrer distinctivement à travers le mur de ma cuisine, oui.

Tu pleurais parce que quand le proprio est venu peinturer notre escalier et notre rampe de devant, j'ai enlevé les papiers "peinture fraîche" de ton côté, mais pas ceux de ma voisine de pallier, non.

Ce sont mes hypothèses. Si t'étais pas comme toi, on n'en serait pas là. Mais ne t'inquiète pas, je renouvelle pas mon bail pour l'an prochain, même si je t'ai dit le contraire quand tu me l'as demandé, une lueur d'espoir - bien vite éteinte - dans les yeux.

vendredi 22 juin 2007

Average people

Bon, la voisine d'en bas met encore sa toune de baise : du gros techno avec un bon gros fond de beat grave qui rentre dans les murs jusque chez moi, m'empêchant de lire ce que Socrate avait de bon à dire à Alcibiade sur la spécificité des humains. Dans quelques secondes, elle va se mettre à geindre comme une charrue qu'on défonce à coups de balai et l'auteur de ce méfait orgiaque va s'y mettre lui aussi et me proposer des sons gutturaux vraiment plus désagréables. Pourquoi elle gueule comme ça? Pourquoi elle baisse pas sa musique? Pourquoi elle s'arrange pas pour ne pas se faire sauter à 4h du matin en pleine semaine? La raison en est fort simple : c'est une average people.

Tiens, ils s'engueulent. La capote a dû pèter.

Elle n'est pas vieille, plus jeune que moi de deux ou trois ans peut-être, elle étudie, sûrement en design de mode ou en droit - ça revient au même à l'UQAM -, elle a sa voiture flash, ses vêtements criards à la mode, une attitude de jeune première qui lance des regards à tout le monde l'air de dire "you're sooooo not fashionable, bitch" et elle porte des lunettes de soleil et marche vite, importante dans son port et arrogante dans sa corporalité.

Dieu que j'aimerais être une fille pour pouvoir lui sortir un de ces commentaires qui tuent, cette sorte de commentaire dont seules les femmes ont le secret pour s'abattre entre elles. Moi, le mieux que je puis faire, c'est la regarder d'un air intrigué et dubitatif : c'est clair qu'elle croit que je suis un de ces moutons qui feraient tout pour la sauter.

Non. Le seul contact que j'aie avec toi, c'est quand j'arrose mes légumes sur mon balcon arrière et qu'une eau bourbeuse s'écoule sur le tien, en bas. Je t'imagine les deux pieds dedans, te demander ce que c'est, comprendre à demi, relever la tête pour regarder d'où ça provient et jusque comme ça, prendre 3-4 gouttes d'eau sale dans l'oeil et marmonner d'une voix rageuse "calice de hippy à marde de crisse, si ton compost me coule dans les cheveux, je clou un chat crevé sur ta porte".

Bring it on, bitch : t'as pas idée le plaisir que j'aurai à pisser dans ta sortie de sécheuse.

Et le sac de poubelle - que j'avais pas changé depuis deux semaines et demie (c'est vrai, crois-moi) parce que j'ai pas de déchets et que je voulais pas utiliser trop de sacs de plastique - et que j'avais foutu entre tes deux portes d'en arrière, parce que je savais que tu ne serais pas là de la fin de semaine (tu l'as dit à Julie, je t'ai entendu lui hurler à 23h36 lundi passé) et qu'ils annonçaient 25 degrés Celsius et 80 d'Humidex, et bien, c'était ma façon de te souhaiter la gangrène.

So, t'es une average people, parce que tu prends pas conscience que y'a des gens qui vivent autour de toi, que ta petite carrière de fille en communications avec des fuck-me-boots jusqu'au genoux pendant qu'il fait 30 dehors laisse les gens indifférents, que tes choix de vie sont banals, ridiculement communs et que tes comportements sont tous prévisibles (sauf la fois où tu es allée lancer ton verre d'eau en plein visage à l'éboueur qui avait frôlé ton char avec ton sac de vidange au dixième rempli : ça, c'était tout-à-fait nouveau; y'a de l'espoir, donc) et que ce que tu penses et dis n'a jamais aucune pertinence sur rien.

Tu vis ta vie de princesse entretenue par pôpa qui est fier que sa fillette devienne avocate ou une industrieuse du HEC sans te soucier de rien. Et ça, plus que tout, ça me fait chier. Manifestement, tu as un résidu d'intelligence quelque part, si tu peux te souvenir de quand passent les vidanges : mais au lieu d'utiliser cette sagesse bon marché que t'ont léguée tes lectures répétées de _Filles d'aujourd'hui_ ou des conseils d'esthétique sur les boîtes de tes produits Revlon à de meilleures fins, comme l'ouverture à l'Autre ou une pointe d'empathie confuse et générique pas très bien ciblée, tu te contentes béatement de faire ton petit chemin en considérant tes réussites personnelles comme des masterworks de la race humaine.

Plus que tout, ta façon de pouvoir simplement ne pas te soucier, de ne pas te sentir interpellée par rien d'autre que ce qui touche directement à ton petit monde, de ne pas être sensible à rien d'autre qu'à ce qui tourne autour de toi, plus que tout, donc, ça me fait suer.

J'ai remarqué que ma toilette ne semblait pas apprécier que je flushe juste quand c'est nécessaire : pour les trois prochains jours, je passe à travers mon 5 kg de haricots rouges secs et je flushe la toilette juste le troisième jour. Je crois pas que ton lit qui se trouve au-dessous de ma chambre de bain soit jamais capable de tout absorber ce qui va couler de ton plafond.

Tu vas alors peut-être moins pooner dans ce même lit avec ta musique d'indigente culturelle quand à chaque coup de reins ton matelas va suinter des bulles de marde. Ma marde.